Chapitre 7« Tout le monde sait que sans lui ce sera dur.Tu as perdu ton issue, le seul remède à tes blessures. »

Chapitre 7«  Tout le monde sait que sans lui ce sera dur.Tu as perdu ton issue, le seul remède à tes blessures. »

______Freud, ce cher Freud, disait que « nous ne somme jamais aussi mal protéger contre la souffrance que lorsque nous aimons ». Je me reconnaissais dans cette citation. Jasper est beau, et moi trop stupide pour l'aimer. Je suis tomber dans ce piège qu'est l'amour. On s'y enfonce, On s'y perd, et lui n'est pas là pour nous aidé. On tend la main désespérément parce qu'on y croit. Mais à force de trop y croire, on confond la réalité de tout nos rêves éphémères qui coulent dans nos veines. Et l'on devient fou, fou de lui. Mais rien est éternel. Ce piège un jour ou l'autre s'ouvre, lorsque l'on a atteint le plus bas de notre souffrance. Alors on se jure de l'oublier. Mais finalement, c'est bien pire qu'une drogue : sa ne s'effacera jamais, et l'on rechute au plus bas lorsque l'on prêtant ne plus l'aimait. L'amour est un cercle vicieux. Tu tourne, tu tourne et tu tombe. Tu te relève parfois, plus forte que jamais, mais à quoi bon de toute manière, tu rechuteras.

______May était appuyée contre un arbre, juste à côtés de l'arrêt de bus. Elle dévisageait Aaron qui se dirigeait vers cette dernière d'un air presque trop sur de lui. La jeune fille souriait, cachant tout signe de souffrance, comme à son habitude. Le vent soufflait légèrement. Il faisait doux paraissait-il. Pourtant, il me semblait qu'il régnait une atmosphère glacial. J'vais peur. Tellement peur. May était si belle et rayonnante. Qu'allait-elle devenir sans lui ? Se relèvera-t-elle plus forte ? Je refusais d'entendre les pleures de ma meilleure amie. J'étais bien trop faible pour surmonté cela une seconde fois. Alors étrangement, le monde que je voyais sous mes yeux se plongea dans un silence lourd et pesant. Je n'entendais qu'une seule chose, discrète et légère, mais qui résumait tout les sentiments de la jeune fille : le battement de son c½ur. Il était lent et rythmé, doux, presque comme une mélodie. Bien que je n'entendais rien de leur discussion, je les voyais, tout les deux. Mon frère proposait à l'adolescente de s'asseoir, puis il échangèrent quelques mots. Le rythme du c½ur de May s'accéléra. Son teint pâlit et une goutte d'eau glissa délicatement le long de sa joue. Elle restait figeait, ahurit, et sans dire le moindre mot, fixait le jeune homme. Ce dernier posa une main sur son épaule en signe de soutien, mais elle s'écarta brusquement et partit en courant. Aaron resta quelques minute sans voix, puis il s'en alla.

______May s'allongea sur le canapé rose pâle qui trônait au centre de sa chambre. Elle fixait le plafond d'un regard livide, et son visage n'affichait pas le moindre sentiment. Elle resta dans cette position plusieurs minutes, entortillant par moment une mèche autour de son doigt. Après un instant de réflexion, elle se redressa et attrapa son portable, avant de commençait à écrire un texto.
« Je t'aime. »
C'était le seule mot qui venait à la bouche de la jeune adolescente.
« Je t'aime (L) . Mais si il y a quelques choses que tu me caches, je t'en supplie dis le moi, ne me laisse pas dans le doute.. »
Elle afficha une mine hésitante, puis en quelques mouvement de ses phalanges, elle envoya les messages et attendit. Ce moment lui semblait si long .. Un éternité.
Alors que son regard s'était perdu dans le vide de son immense chambre, une petite sonnerie retentit. May se releva brusquement et se précipita sur son téléphone.
« Nous deux s'était super, je t'oublierai jamais :) Mais toute les bonnes choses ont une fin. Alors désolé, mais c'est finis. »
Comment avait-il put. Comment avait-il put lui détruire le c½ur en seulement 19 mots et un émoticône !? May restait figée face à ce message. Et soudainement, tout lui parut tellement .. trouble. Sa chambre était si grande, elle s'y perdait. Ses cheveux noirs lisses coupaient au niveau des épaules, Aaron les adorait ; il faudra les couper encore plus court. Et tout ces messages enregistrés dans la boîte de réception, envoyé tard le soir pas l'amour de sa vie.. Aussitôt, May balança le portable qui s'écrasa sur le mur à toute vitesse. Il se casse brutalement, avant de retomber en mille morceau sur le sol. L'adolescente resta figeait face à cette scène, d'où elle était la responsable. Ce portable bleu ciel, dernière génération, qu'il lui avait offert était désormais brisé, tout comme leur relation. Huit moi de bonheur, et 19 mots pour l'anéantir. La jeune fille sentit les larmes monter aux yeux. L'une d'elles coula délicatement le long de son visage devenu étrangement pâle. Puis une seconde. May se recroquevilla sur elle-même, en pleurant à chaude larme. C'était fini.

# Posté le mardi 17 mars 2009 05:15

Chapitre 6Respire encore mon doux mensonge..

Chapitre 6Respire encore mon doux mensonge..
_____Étant morte, je vois tout ce que vous, stupide humain, ne voyais pas. Je connais les moindres détails des ces vies monotones que tous ignorent. Voyez-vous, May n'a rien a caché : elle rentre chez elle après les cours, et tout en sirotant un thé, révise les leçons qu'elle a étudié dans la journée. Effectivement, on se demande souvent si elle est humaine.. Mais je ne pense pas qu'elle réagirait de la sorte si sa mère ne la giflait pas lorsque la jeune adolescente ramène une note en dessous de 15. Le problème principal de May est son côté fragile et vulnérable. Elle a toujours été contrôlé par son entourage, et parfois on se demande si elle a une « vrai » personnalité. En rencontrant Edward, la petite et réservé May a changé : elle est devenu beaucoup plus sur d'elle, et désormais bon nombre de gens la respecte bien plus qu'autre fois. Je ne nierai jamais le fait que son petit copain la aidé. Mais il faut dire, c'est un chanceux d'avoir réussi à séduire cette futur mannequin. Alors comment peut-il, lui qui a toujours était présente pour sa bien aimée, pensé à une autre fille qu'elle !? Cela me choquerais moins si cette personne en question ne se nommait pas Alice Grey, sois moi.

_____Calypso marchait depuis environ une demi heure sous la pluie. Elle devait prendre ce chemin passant par des ruelles sombres et mal fréquentée pour rejoindre son collège, et vis versa. Sa mère ne l'amenait jamais. Sa mère, je ne l'ai jamais vu. A vrai dire, lorsque j'étais vivante, je ne connaissais rien de la vie en dehors de l'école de ma meilleure amie. Désormais, je comprend pourquoi elle n'a jamais voulu m'en parler.
La jeune fille poussa la porte d'un immeuble plutôt délabré.. Elle monta une cinquantaine de marche, longea les mûrs abimés et surmonta les regards pervers d'hommes qui dévisageaient sa jupe à froufrou. Pourtant, Calypso semblait habituée : elle passait devant, la tête haute sans même leur adressé le moindre regard. Son petit appartement était silencieux, et il y régnait une ambiance inquiétante. L'adolescente soupira, et tout en ramassant quelques bouteilles en verres qui trainaient sur son passage, elle balança violemment son sac en bandoulière dans sa chambre. Une voix féminine grogna derrière le canapé.
« C'est qui .. ? commença-t-elle d'une voix trahissant sa fatigue.
- J'suis rentrée maman .. répondit Calypso.
- Ne cris pas ma chéri je t'en supplie ..
- Tu t'es encore bourré la gueule toi .. »
Petit à petit, je comprenais : la mère de Calypso était divorcée. Son marie s'était certainement barré avec une autre femme, et elle n'avait pas supporté la rupture. Maintenant, Calypso était responsable de sa propre mère. J'ai ignoré la vie familial de ma meilleure amie pendant toute ma courte existence. Il a fallu que je meurs pour connaître les raisons de sa souffrance. C'est lorsque l'on découvre ces choses là que l'on regrette tout ce que l'on a raté de son vivant ..

_____La sonnerie venait de retentir. Les élèves rentrèrent dans un bruit assourdissant en classe, alors que leur prof d'anglais essayait tant bien que mal de les faire ranger deux par deux en silence. Elle avait de l'espoir celle la. Aaron se précipita malgré le désordre qui régnait vers May. Il passe sa tête entre les épaules de la jeune fille et d'une autre, et commença la conversation.
« Hey ! Comment tu vas ?
- Bien, répondit-elle sèchement. »
Aaron semblait perdre confiance en lui.
« Je sais que je suis lourd, reprit-il, mais faut que je ..
- Ecoute. Si tu veux me dire quelques choses, dis le direct. Je suis habitué à tout ces pauvres coincés qui ne peuvent terminer leur phrase et qui me font perdre un temps fou. »
Je fus surprise par l'attitude de May. Elle qui a toujours été souriante et gentille, cette fois ci elle affichait une mine froide. Aaron persista :
« Peut être mais rien à foutre. Je viens pas pour moi, mais pour un raison bien plus importante à tes yeux : Edward. »
May se retourna enfin vers le garçon et lui prêta attention. Son visage trahissait son inquiétude. Aaron la fixa dans ses yeux sans être déstabilisé, dans le but de lui prouvait son sérieux.
« 16h30, devant l'arrêt de bus. »
Aaron acquiesça. Une fois que la jeune fille reprit sa place et partit s'asseoir, il rougit et tenta de cacher son enthousiasme tant bien que mal. Il se retrouvait tête à tête avec celle qui l'aime depuis toujours avant la fin de la journée ! Rien que cette idée lui paraissait inimaginable, sachant que May ne lui a jamais vraiment prêté attention.
Depuis ma mort, le quotidien de ces cinq adolescents semblait bouleversé.

_____Les cours s'achevaient enfin. Mon frère attendait ce moment de la journée avec impatience. Je m'y reconnaissais : de mon vivant, ces quelques minutes étaient uniques pour moi.
Aaron avançait le visage rayonnant d'espoir le long d'une longue avenue perpendiculaire à celle de mon collège. Au bout s'y trouvait l'arrêt de bus. En apercevant ce lieu, je sentis une étrange douleur dans mon c½ur, bien qu'il ne battait plus. Mon frère jumeau aussi sembla déstabilisé à la vue de cet endroit maudit. Il frissonna rien qu'a l'idée d'imaginer qu'à cet arrêt même je fus tuée.
May était belle et bien là. Elle souriait et semblait sereine. Pour la seconde fois, j'allais la faire souffrir. Mais cette fois ci, j'avais le choix.

# Posté le jeudi 26 février 2009 16:53

Modifié le mardi 17 mars 2009 05:10

Chapitre 5« Je n'ai rien vu venir, mais l'amour rend aveugle.. »

Chapitre 5« Je n’ai rien vu venir, mais l’amour rend aveugle.. »

______Jasper était assis face à son bureau depuis presque dix minute. Il ne bougeait pas, respirait lentement et fixait un point invisible. Je l'observais de tout là haut et me demandais sans cesse comment vivait-il ma mort. Vivante, je m'étais déjà posée cette question. Souffrait-il ? Ou alors, bien au contraire, peut être cela l'importait peu ? Cette dernière supposition me semblait malheureusement plus crédible : nous nous connaissions si peu et nous avions échangé que quelques mots. Mais pour des raisons qui m'était même aujourd'hui encore inconnue, je l'aimais.

______Une fois que Jasper c'était endormie, je décidais d'aller décortiquer chacun des gestes de ma Calypso. Je le savais déjà, elle supportait très mal ma disparition .. Je m'en voulais tellement lorsque je le voyais enfermée dans sa chambre, étalée sur son bureau pleurant à chaude larme. J'aurai voulu l'aider, la sauvée de son désespoir. Mais ce qui est fait était fait : j'étais morte. Et je ne pouvais plus rien désormais pour elle. J'aurai pourtant tout donné pour pouvoir lui tendre la main afin de la sortir de ce précipice dont elle s'enfonçait lentement, sans faire de bruit ..
Calypso releva la tête et respira un bon coup, puis elle ouvrit son tiroir. Je m'approchai alors d'elle, voulant savoir ce qu'elle allait en sortir. Il s'agissait d'un petit cahier de brouillon noir qu'elle avait customisé. Sans aucun doute, c'était une sorte de journal intime. Elle commença à lire chacune des pages avec attention, tout en se mordant les lèvres pour retenir ses larmes.
Elle s'arrêta sur l'une d'entre elles.

« 26 avril 2008. May et Edward sortent enfin ensemble ! Depuis le temps qu'ils se tournaient autour. Je suis vraiment heureuse pour eux. Mais je ne comprend pas .. E. ne semble pas être très enthousiasme. Il est étrange ce pauvre gars .. Je crois qu'il ressent quelques choses pour Alice. C'est bizarre, il réagit étrangement avec elle. Soit il est tout timide, soit il l'envoie boulet. Je le comprend pas. Quand je suis sortie avec lui cette été, il était différent de son attitude envers Alice. Et je savais bien que je n'étais qu'une fille d'un soir. J'espère qu'il n'infligera pas la même souffrance à May.. Aaron n'est qu'un gros con ! Lorsque le couple s'est embrassé en public, il semblait mort de jalousie. Il aime peut être secrètement May ? Si c'est le cas, je vais le tuer. Naaan faut pas exagéré quand même.. Mais bon, je n'y peu rien, je l'aime. »

La dernière phrase me laissa sans voix. Calypso était belle et bien amoureuse de mon frère jumeau. Pendant plusieurs mois, je me doutais de toutes ces fois où elle le regardait, lui lançait un regard complice ou tentait de lui faire comprendre ce qu'elle ressentait à son égard en lui envoyant des petites remarques pas toujours agréable. Mais je n'ai rien vu. Je suis stupide. Si j'avais su plus tôt, j'aurai alors tentai de l'aider afin qu'elle soit heureuse avec celui qu'elle aime depuis toujours. Mais pourquoi me l'a-t-elle cachée !? A la réflexion, elle ignorait aussi ce que j'éprouvai pour Jasper. On était alors à égalité..
Je réalisai par la suite ce qu'avait écrit Calypso : « Je crois qu'il ressent quelques choses pour Alice. » Mon dieu. Edward ne pouvait aimée une fille aussi bizarre que moi, et je suis sur à cent pour cent qu'il est fou de May. Mais maintenant que j'y pense, il a toujours été agressif avec moi, comme si il essayait de me rejeter afin qu'il .. m'oublie ?

______Je doutais tellement du journal intime de ma meilleure amie, que je décidai de voir comment se comporté Edward. Pour réagir de la sorte, je devais être vraiment choqué. Une fois « au dessus » de sa chambre plutôt luxueuse, je le vis : il était au bord de sa fenêtre, enchainant cigarette et vodka. Cela ne me surprenait pas, il avait toujours été un peu.. chouté. Je partis alors m'asseoir à ses côtés et le dévisageai. Il est vrai, ce garçon était beau : ses cheveux châtain était d'un lisse impeccable et tombaient sur son visage fin cachant légèrement ses yeux bleu-vert. Ses épaules étaient large et je comprenais en l'admirant pourquoi May l'aimait tant : elle a toujours était d'un naturel timide et très fragile, cet adolescent si grand, beau et élancé ne pouvait lui inspiré que confiance et protection. Étrangement, il me sembla qu'il me fixait. Je n'étais pas sur, mais si j'étais vivant, il serait en train de plongé ses yeux dans mes pupilles. Je ne comprenais plus. Savait-il que j'étais là ? Je n'étais pas au bout de mes surprise.
Il baissa les yeux et, après avoir soufflé d'une manière presque sensuelle sa fumée de cigarette, il murmura tout bas :
« May .. »
Ce mot me fit sourire. J'en avais la certitude, il s'en fichait de moi.
« .. Alice.. reprit-il »
Je restai sans voix. Comment avait-il put prononcé mon nom après sa bien aimé ? Si mon corps était encore miens, je n'aurais pas hésité à lui foutre une baffe en pleine face, en espérant qu'il réalise ce qu'il venait de dire. J'étais tellement choqué que je reculai brusquement et bousculai accidentellement les bouteilles d'alcool. Elles tombèrent et se brisèrent dans un bruit violent sur le sol. Edward sursauta et resta bouche-bée. Évidemment il ne pouvait savoir qui aurait bien put les renversé vu qu'il ignorait sans doute que j'étais présente. Je partis immédiatement rejoindre mon frère.

______Une fois au chevet du lit d'Aaron, je le contemplai dormir. J'étais encore sous le choc, et ressentais cette horrible envie de tout avoué, comme un poids sur le c½ur qu'il fallait évacué d'urgence. Je me penchai alors vers lui et lui caressai les cheveux.
« - Grand frère, commençais-je, je sais bien que t'en a rien à faire des problèmes de ta petite s½ur, surtout qu'elle est censée être morte. Mais j'ai besoin de te parlé, t'as toujours était là pour moi. Tu es amoureux de May, je le sais bien, faut dire t'es pas très discret ! Écoute moi bien : elle risque de souffrir par la faute d'Edward. J'ai découvert qu'il éprouvait des sentiments envers moi, mais quand j'étais vivante, j'en ignorais l'existence. Il pleure ma mort. Aaron, faut à tout prix que May réalise qu'il n'est pas pour elle et que ce n'est qu'un gros con ! Je t'en supplie. Débrouille-toi, je sais bien que tu t'en sortiras. Je te fais confiance frérot. Je t'aime. »
Comment ais-je put être aussi aveugle. Comment ais-je put laissait May aimait se con ! Je le hais. Je le hais plus que tout. Pour moi, il n'y avais que Jasper. Le reste, je l'ai délaissé et oublié. Merde.

# Posté le jeudi 26 février 2009 15:36

Chapitre 4Ses rêves..

Chapitre 4Ses rêves..
______Aaron était allongé sur son lit. Ses yeux mis clos fixait un point invisible et sa peau était d'un pâle peu rassurant. Cela faisait presque 7 heure qu'il était dans cette position. Sa respiration était si discrète que l'on aurait pu croire qu'il était mort. J'aurai tout donné pour savoir ce qui lui traversé l'esprit. De l'autre côtés de la chambre, ma mère restait près de la porte à essayer d'entendre ce qui se passait entre ces murs. Elle hésitait souvent d'entrer, et parfois murmurait le prénom de son fils dans l'espoir d'avoir un quelconque signe de vie. Mon frère restait planté sur le matelas, sans bouger la moindre articulation. J'avais mal. Mal de le voir dans cet état. Je m'assaillais sur le fauteuil en cuir juste à côté de son lit, et l'observait : ses cheveux bouclés avaient perdu toute leur brillance et étaient d'un terne inhabituel. Ses lèvres étaient légèrement craquelées et abîmées, sans doute était ce dut au manque d'humidité. J'étais désespérée. Je ne put me retenir de laissé échapper dans un soupir son prénom. Étrangement, il tourna la tête vers ma direction et murmura à son tour le miens. Sa réaction m'étonna. Il savait que j'étais présente, aucun doute. Il leva par la suite son bras vers le plafond, et, du bout des doigts, tentait de le toucher. Après réflexion, je compris que son geste m'était attribué. J'étais morte, dans le ciel, tout là haut .. Il resta figé de la sorte quelques secondes, puis relâcha son bras qui tomba violemment sur le sol au milieu de ses habits sales. Il cherchait sans même regarder ses gestes un objets particulier. Finalement, mon frère prit alors son paquet de cigarette et en sortit une. Aaron fumait par plaisir depuis plusieurs mois. Il me disait que cela le détendait. Alors pour une fois, son geste ne m'énerva point, et je le laissai consumé cette cigarette toujours avec cette expression de mélancolie s'affichant sur son visage.

______Une semaine était passée. Une semaine que j'ai quitté ce monde. Sa me fait bizarre de voir les jours défilait autrement. Mon frère revenait enfin au collège. Il fut chaleureusement accueillit, et reçut le soutiens de tout l'établissement. Pendant 7 jours, je ne m'étais préoccupé que de l'état de mon jumeau, au point d'en oublié mes deux meilleures amies. Calypso dégageait ce sentiment de souffrance et de solitude. Elle paraissait si vulnérable.. Quand à May, elle semblait avoir perdu toute sa splendeur. Son visage trahissait à quel point elle avait pleuré. Essayez d'imaginer juste une seconde. Essayez d'imaginer être la responsable de tant de larmes versées.
Les deux jeunes filles étaient assis sur notre banc. Un long silence régnait entre elles. Aaron, qui a toujours était très proche de May, les rejoignit. Il s'assit entre elle deux, et soupira en baissant les yeux.
« - Elle .. elle est partit.. commença Calypso. C'est.. fini.. »
J'aurais tant aimé leur crier que j'étais là, que j'entendais chacune de leur phrase, que j'étais si proche d'eux à cet instant même, mais à quoi bon, elles m'entendaient plus.
« - A propos de ça, reprit Aaron, faut que je vous parle d'un truc. La nuit de sa.. mort, j'ai rêvé d'elle. Mais c'est étrange, c'était comme si elle était présente, juste à côtés de moi. J'ai même sentis sa main chaude se posait sur mon épaule..
- Alors là tu débloque mon pauvre Aaron, s'exclama Calypso. Alice nous a quitté, et désormais nous devons continué de vivre sans elle à nos côtés.
- Moi je le crois, rétorqua May. Alice est partie si vite et surtout injustement, c'est normal qu'elle se manifeste, non ? »
Mon frère rougit à l'intervention de cette dernière.
« Elle m'a dit de prendre soin de moi, de m'occupé de vous et de mes parents. Elle veut
que je sois présent pour tout ce qu'elle a délaissé.
»
Calypso et May s'échangèrent un regard septique._______________________________________N'hésitez pas à me
« Ca ne m'étonne pas d'Alice.. C'est peut être une sorte de communication enfin un truc_________donner votre avis :)
du genre quoi,
commenta Calypso toujours étonnée. »
Ils n'avaient pas tort. Les rêves d'Aaron était certainement la meilleure solution pour avoué
mes dernières volontés. Il suffirait que je lui murmure chaque soir mes v½ux, et il les inter-
prétera à sa façon. Je ne suis pas encore partie. Non pas encore..

# Posté le lundi 16 février 2009 20:01

Modifié le mardi 17 février 2009 07:17

Chapitre 3De tout là haut..

Chapitre 3De tout là haut..
______Je n'ai jamais imaginé dans quel circonstance j'aillais mourir. Étais-ce par amour ? Un suicide peut être ? Mais qui aurait put imaginer que par une simple journée d'automne, un homme certainement saoule perde le contrôle de son volant avant de foncer droit dans un arrêt de bus ? Une adolescente attendait seule en ces lieux, son bus et son bien aimé. Aucune des deux n'est arrivé pour la sauver. La mort arrive au moment où on l'attend le moins. Je ne croyais pas à cette phrase, avant ce jour. Je pensais que c'était une fois de plus une citation stupide ne signifiant rien, tout comme ce pauvre imbécile nous apprenant que sois disant la vie est un long fleuve tranquille. Jusqu'à aujourd'hui, je n'ai jamais réfléchi à la chance que j'avais de vivre. Non. Mais désormais, j'ai tout mon temps. Je n'ai plus mal. Je n'ai plus peur. Non maintenant, tout me semble si simple. La mort n'est pas si désagréable que ça finalement. Mais lorsque nous partons sans avoir eu le temps de dire adieu, c'est tellement différent. On ressent alors ce goût d'amertume, et notre c½ur bien qu'il ne bat plus, a mal. Il reste encore ce poids nous empêchant de quitter notre monde. Nous ne nous envolerons pas. Nous sommes toujours présent, parmi vous. Seulement, vous ne nous voyez pas. Mais l'on est bien là, à observer vos moindre geste, à vous protéger, à vous détruire. Cela dépend. Moi, je suis partie bien trop jeune. Je n'ai pas assez profité de la vie, j'en suis consciente. Et le monde que j'ai délaissé derrière moi souffre..

______Aaron était agenouillé à côtés de mon lit. Sa tête était appuyé sur mon bras. Et, bien que mon corps ne m'appartenait plus, je sentais des petites gouttes d'eau glissait le long de ma peau. Je l'ai délaissé trop rapidement.. Cela fait déjà 4 heure que j'ai quitté votre monde. De tout là haut, le monde est si différent, et notre point de vue change. Nous voyons tout, tout ce que les vivants ignorent encore. Ma mère pleurait seule dans la salle à côté, de peur de blesser mon frère. Maman est bien naïve. Mon père, lui, était assis sur le fauteuil juste à côtés de mon lit, tête baissée. Il ne réalisait pas. Ce qui est incroyable lorsque que l'on meurt, c'est que rien ne nous échappe. A plusieurs dizaine de kilomètre de l'hôpital, May recevait un appel. On lui annonça alors ma mort. Et elle s'effondra sur le sol. Calypso, elle ignorait encore tout. Mais cela fait maintenant dix minutes qu'elle tente de me joindre sur mon portable. Si seulement elle savait .. Pardonnez moi. Tous. Pour la souffrance que je vous inflige. Je n'ai pas souhaité partir si vite, bien au contraire. Je ne vous ai pas assez dit ô combien je vous aime. Et je suis morte, sans qu'il ne sache rien. Je regrette.. Tellement.

______Il était 03h26 lorsque mon frère jumeau arriva enfin à s'endormir. Je me suis alors demandé qu'aurais-je fait si c'était lui qui se serait pris ce 4x4. Je n'aurai certainement pas survécu à cette perte. Aaron et moi n'avons jamais était extrêmement proche. On se disputait pour des stupidités, on ne se privait pas de nos petites bagarres quotidienne. Mais à chaque fois, c'était lui qui gagné. Il est fort, et tiendra le coup. Maintenant qu'il est si loin de moi, je me rends alors compte à quel point j'avais besoin de lui, à quel point un frère comme Aaron m'est indispensable. Il est si beau quand il dort. Je me suis alors approché de lui, et ai tendu la main. Au moment même où je l'ai posé sur son épaule, il a frissonné. Je crois qu'il sait que je suis là. Je me suis approché de son doux visage.
« - Aaron .. Si tu savais à quel point je suis désolé, ais-je murmurai près de son oreille. Je n'ai pas choisi ce qui m'a était destiné. Non rien de cela. Je m'en veux tellement lorsque je te vois pleuré ma mort. Mais il faut que tu sois fort, tu l'as toujours étais. Rappelle toi, tu m'as toujours défendu lorsque que l'on m'embêtait. T'as toujours su faire face au problème de la vie. Alors ne t'en fais pas, je vais bien maintenant. Tu n'as plus besoin de me protéger. Occupe toi de Papa et Maman. Aide May et Calypso. Et vis ta vie fréro. Je t'aime .. »
Une larme glissa doucement le long de sa joue. Et il a sourit.

# Posté le lundi 16 février 2009 13:36

Modifié le lundi 16 février 2009 13:54