______Freud, ce cher Freud, disait que « nous ne somme jamais aussi mal protéger contre la souffrance que lorsque nous aimons ». Je me reconnaissais dans cette citation. Jasper est beau, et moi trop stupide pour l'aimer. Je suis tomber dans ce piège qu'est l'amour. On s'y enfonce, On s'y perd, et lui n'est pas là pour nous aidé. On tend la main désespérément parce qu'on y croit. Mais à force de trop y croire, on confond la réalité de tout nos rêves éphémères qui coulent dans nos veines. Et l'on devient fou, fou de lui. Mais rien est éternel. Ce piège un jour ou l'autre s'ouvre, lorsque l'on a atteint le plus bas de notre souffrance. Alors on se jure de l'oublier. Mais finalement, c'est bien pire qu'une drogue : sa ne s'effacera jamais, et l'on rechute au plus bas lorsque l'on prêtant ne plus l'aimait. L'amour est un cercle vicieux. Tu tourne, tu tourne et tu tombe. Tu te relève parfois, plus forte que jamais, mais à quoi bon de toute manière, tu rechuteras.
______May était appuyée contre un arbre, juste à côtés de l'arrêt de bus. Elle dévisageait Aaron qui se dirigeait vers cette dernière d'un air presque trop sur de lui. La jeune fille souriait, cachant tout signe de souffrance, comme à son habitude. Le vent soufflait légèrement. Il faisait doux paraissait-il. Pourtant, il me semblait qu'il régnait une atmosphère glacial. J'vais peur. Tellement peur. May était si belle et rayonnante. Qu'allait-elle devenir sans lui ? Se relèvera-t-elle plus forte ? Je refusais d'entendre les pleures de ma meilleure amie. J'étais bien trop faible pour surmonté cela une seconde fois. Alors étrangement, le monde que je voyais sous mes yeux se plongea dans un silence lourd et pesant. Je n'entendais qu'une seule chose, discrète et légère, mais qui résumait tout les sentiments de la jeune fille : le battement de son c½ur. Il était lent et rythmé, doux, presque comme une mélodie. Bien que je n'entendais rien de leur discussion, je les voyais, tout les deux. Mon frère proposait à l'adolescente de s'asseoir, puis il échangèrent quelques mots. Le rythme du c½ur de May s'accéléra. Son teint pâlit et une goutte d'eau glissa délicatement le long de sa joue. Elle restait figeait, ahurit, et sans dire le moindre mot, fixait le jeune homme. Ce dernier posa une main sur son épaule en signe de soutien, mais elle s'écarta brusquement et partit en courant. Aaron resta quelques minute sans voix, puis il s'en alla.
______May s'allongea sur le canapé rose pâle qui trônait au centre de sa chambre. Elle fixait le plafond d'un regard livide, et son visage n'affichait pas le moindre sentiment. Elle resta dans cette position plusieurs minutes, entortillant par moment une mèche autour de son doigt. Après un instant de réflexion, elle se redressa et attrapa son portable, avant de commençait à écrire un texto.
« Je t'aime. »
C'était le seule mot qui venait à la bouche de la jeune adolescente.
« Je t'aime (L) . Mais si il y a quelques choses que tu me caches, je t'en supplie dis le moi, ne me laisse pas dans le doute.. »
Elle afficha une mine hésitante, puis en quelques mouvement de ses phalanges, elle envoya les messages et attendit. Ce moment lui semblait si long .. Un éternité.
Alors que son regard s'était perdu dans le vide de son immense chambre, une petite sonnerie retentit. May se releva brusquement et se précipita sur son téléphone.
« Nous deux s'était super, je t'oublierai jamais :) Mais toute les bonnes choses ont une fin. Alors désolé, mais c'est finis. »
Comment avait-il put. Comment avait-il put lui détruire le c½ur en seulement 19 mots et un émoticône !? May restait figée face à ce message. Et soudainement, tout lui parut tellement .. trouble. Sa chambre était si grande, elle s'y perdait. Ses cheveux noirs lisses coupaient au niveau des épaules, Aaron les adorait ; il faudra les couper encore plus court. Et tout ces messages enregistrés dans la boîte de réception, envoyé tard le soir pas l'amour de sa vie.. Aussitôt, May balança le portable qui s'écrasa sur le mur à toute vitesse. Il se casse brutalement, avant de retomber en mille morceau sur le sol. L'adolescente resta figeait face à cette scène, d'où elle était la responsable. Ce portable bleu ciel, dernière génération, qu'il lui avait offert était désormais brisé, tout comme leur relation. Huit moi de bonheur, et 19 mots pour l'anéantir. La jeune fille sentit les larmes monter aux yeux. L'une d'elles coula délicatement le long de son visage devenu étrangement pâle. Puis une seconde. May se recroquevilla sur elle-même, en pleurant à chaude larme. C'était fini.